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Samedi 13 décembre 2008

Par Christophe Claudel - Publié dans : Méditer
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Vendredi 28 novembre 2008

Commentaire d'un article paru sur le site Un écho d'Israël

Lire l'article


 

Hallelujah!

Je suis convaincu que des avancées concrètes vont être faites en 2009 pour la paix en Israël, la création d'un état palestinien et la pacification du Moyen-Orient.

Lors de mon dernier voyage à Jérusalem, entre Hoch HaShana et Soukkoth, je n'avais jamais senti auparavant un tel climat pacifié dans la vieille ville. Même en 1995 à l'époque d'Itzhak Rabin et des accords d'Oslo. Et autant de volonté de faire la paix, à Jérusalem comme à Ramallah.

Volonté certes pragmatique et résignée mais néanmoins sincère, de la part des Israéliens les plus "orthodoxes" sur la question de la paix et des territoires, comme de celle des Palestiniens les plus blasés par 8 années et demie de guerre et d'humiliations au quotidien.

Espérons que les prochaines élections législatives israéliennes, si l'avancée du Likoud venait à se confirmer, ne remettront pas en cause les avancées récentes et la main tendue par le monde arabe, signal fort et nouveau dans le paysage local.

Et que la fragilité que pourrait craindre Israël une fois cette paix négociée et un Etat palestinien créé, ne se transformera pas en menace plus grave pour l'état hébreu face aux nations arabes unies derrière la nouvelle Palestine. Notamment au cas où les tensions viendraient à s'exacerber de nouveau à cause d'un durcissement du climat international, d'un danger plus grand venu d'Iran ou de Syrie, ou d'un nouvel accès de violence dans la région...

L'arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche le 20 janvier prochain sera sans conteste un atout majeur dans la remise en œuvre d'un processus de paix pénalisé par le manque de volonté de l'administration américaine sur ce dossier et les erreurs stratégiques et diplomatiques calamiteuses commises durant les sombres années Bush.

Plus que jamais, le monde doit s'unir, conspirer et agir pour que cette paix advienne dans de bonnes conditions. Il en va de son avenir. Et de celui de l'humanité.
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Illustrations

- Femmes palestiniennes dans le quartier juif
- Palestiniens plaisantant avec un soldat de Tsahal (quartier arabe)

Jérusalem, Rosh HaShana 2008
Copyright Christophe Claudel 2008

Par Christophe Claudel - Publié dans : Comprendre
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Vendredi 28 novembre 2008

 

Bourré de talent, inspiré, généreux, sincère, chaleureux, utile, indispensable.

 

Voilà en peu de mots résumé le nouveau CD et le clip Noël No hell réalisé par les jeunes musiciens chrétiens du groupe NoShame.

 

Cela paraît bête de devoir le rappeler chaque année : Non, Noël ce n'est pas seulement le sapin gavé de lumignons, les vitrines gavées de cadeaux, la table gavée de boustifailles, les loquedus gavés de commisération, à qui on refile la piécette une fois par an et qu'on oublie le lendemain. Et les euros qui redégoulinent providentiellement dans les comptes de fin d'année d'une World Company passablement moribonde !

Noël, c'est aussi la célébration d'une naissance. Celle d'un certain Yeshouah originaire de Nazareth, "ben Yosef, ben Myriam", rejeton d'une famille royale né à Bethlehem vers l'an -6 à -3 avant un certain "Jésus-Christ", à propos duquel on a depuis raconté à peu près tout et n'importe quoi...

 

Enfant prodige annoncé par bon nombre de prophéties et une étrange étoile. Qui rendait béats les bons bergers de Judée et les sages rois mages venus d'Orient. Et furibard un monarque nommé Hérode, réputé pour sa férocité quasi romaine, sa mégalomanie architecturale et sa paranoïa sans frein.

 

La suite, c'est de l'histoire. Et de la foi pour plus d'un milliard de Chrétiens, un milliard de Musulmans, lesquels, faut-il le rappeler, vénèrent également le Prophète "Iça", et attendent le retour glorieux du Mahdi (Messie) lors du Jugement.

 

On n'en pas encore tout à fait là même si ça chauffe déjà grave. Pour l'heure, voici de quoi remiser vos cantiques de Noël et autres compiles de Tino Rossi dans la rangée "collectors". Et découvrir une façon plus actuelle de célébrer Noël.

 

R&B suave et sensuel, hip hop un brin contestataire, chorale d'enfants multiethnique. Pas de doute on est bien dans l'air du temps.

 

La belle Jeanne, formé au chant dès le plus jeune âge par une mère aussi attentive que professionnelle, irradie le clip de sa beauté et de sa voix d'ange métis. Il faut dire que la belle Jeanne est aussi une révélation de la Star' Ac. Et qu'elle chante depuis aux côtés de Christophe Mahé, excusez du peu !

 

Et si le marketing de la variétoche sert aussi la bonne cause, je veux bien regarder la Star' Ac tous les soirs !

 

On pourra donc "consommer" ce clip en famille sans crainte de mauvais goût ni de ringardise.

Et accessoirement lire les paroles et écouter le message, simplissime, mais qui vient du coeur :

 

"C'est ça le Noël que j'aime : le baby de Bethlehem !"

 

http://clip.nohell.fr/

Par Christophe Claudel - Publié dans : Célébrer
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Vendredi 28 novembre 2008

Un an déjà que je n'ai rien publié sur mon blog.

 

Honte !

 

Ce n'est pas par excès de flemme mais par excès de zèle : hyperactif passionné compulsif depuis la naissance, je sacrifie toujours à trop de passions...

 

"La Naissance", justement. C'était mon dernier coup de coeur, mon dernier coup de pouce. Il y a un an.

 

Comme un cycle qui s'achève, c'est à nouveau grâce à cette fameuse Naissance providentielle que je redonne vie à ce blog neurasténique.

 

Pour promouvoir un CD consacré à Noël. Et réalisé par mes amis chrétiens de l'Eglise réformée.

 

"Recentrage".

C'est la fin de l'automne et le maître mot du moment.

 

Et cette période de l'Avent, de 'l'Advenue', nous y invite grandement !

 

Recentrage, oui, mais déprime de saison non !

 

Car le soleil ne quitte plus mon coeur depuis ce dernier voyage béni à Jérusalem en octobre dernier.

 

Jérusalem, matrice du monde et matrice de mon âme.

 

Scoop : j'irai y passer 6 mois l'an prochain, sans doute de mars à fin octobre 2009.

 

Histoire de réponse à l'Appel.

 

Il paraît que cela fait de moi, étymologiquement du moins, un vrai "Musulman" !

Il y a en a à qui cela va en boucher un coin !...

 

Belle journée !

Par Christophe Claudel - Publié dans : Partager
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Jeudi 29 novembre 2007

La Naissance

Comédie musicale sur la Nativité

d’après l’Évangile de Luc

Noël.

 

 

La crèche : Marie, Joseph et l’enfant Jésus, entre l’âne et le bœuf.

Les bergers guidés par l’étoile.

Le méchant Hérode et les gentils les rois mages…

 

 

Une histoire tellement simple et tellement rabâchée qu’on croie en connaître chaque détail.

Et qu’on lui préfère souvent les vitrines multicolores regorgeant de grasses victuailles et de jouets new look pour petits et grands.

 

 

Il fallait une sacrée dose d’audace pour oser adapter la Nativité en comédie musicale, sans trahir l’esprit ni le texte (l’Évangile de Luc), tout en bousculant la tradition avec une contagieuse bonne humeur et quelques libertés fraîchement décalées.

 

 

C’est ce pari qu’a réussi Franck Pebeaud en créant La Naissance, un ovni musical et très spirituel, qui se joue actuellement à Paris pour la 5e année consécutive.

 

 

Même si elle s’inscrit dans la tradition des crèches-spectacles du Moyen-âge, La Naissance évite délibérément toute reconstitution historique poussiéreuse, toute mise en scène pompeuse, tout prosélytisme ennuyeux et tout folklore populaire à l’iconographie convenue. Ici, pas de conte de Noël entre Merlin l’enchanteur et les frères Grimm, pas de santons ni de sapin couvert de neige artificielle, pas de lumignons kitsch pour merveilleux édulcoré, ni d’étalage guimauve d’émotions simulées.

 

 

La Naissance réussi ce tour de force de rester fidèle au sens de la naissance du Christ et d’en revivifier l’histoire, avec un enthousiasme sincère et communicatif, sans obséquiosité ni mièvrerie aucune.

 

 

La Parole est ici entièrement revisitée. En surgissent des télescopages complices entre la Judée du 1er siècle et des considérations beaucoup plus contemporaines, des anachronismes tour à tour burlesques ou troublants, révélant une actualité inattendue à cette histoire inouïe et très humaine qui continue de bouleverser l’Histoire des hommes.

 

 

Kathryn Baxter, une compositrice canadienne, signe une musique qui jamais n’occulte le ressort dramatique de l’histoire. Les chansons oscillent entre pop-rock, cabaret, variété et gospel, agrémentée d’arrangements soignés et de rythmiques orientales ou africaines. Les manifestations du divin, les apparitions de l’ange annonciateur du Messie, sont discrètement soulignées par des éléments sonores et des effets discrets, jamais gratuits, qui révèlent la profondeur de l’instant et le trouble généré par l’irruption de l’exceptionnel au cœur de vies simples.

 

 

La troupe rassemble des comédiens amateurs et professionnels de tous âges. Les rôles sont distribués avec une volonté de bousculer certitudes et perspectives. La Naissance s’ouvre ainsi par l’Annonciation, un employé des Postes en guise d’ange Gabriel. De jeunes adolescentes en treillis campent les soldats d’Hérode. Un petit Gavroche des banlieues coiffé d’un bandana incarne un jeune voleur promis à un destin célèbre : Barrabas. De jeunes bergères chantent leur rêve de célébrité à Rome dans un pastiche R&B de la Star’ Ac.

 

 

Les rôles « sérieux » sont autant respectés que dépoussiérés. Lucie Possème en Marie et Édouard Gradel en Joseph forme un couple à la fois confondant de vérité, poignant et drôle. Elyane Quilici prête son dynamisme et sa fraîcheur à une Elisabeth, cousine de Marie, étonnement rajeunie par une maternité qu’elle n’attendait plus. Les rois mages semblent tout droits sortis d’une pièce de Feydeau ou d’un péplum déjanté. Et le metteur en scène Franck Pebeaud campe tour à tour le bien et le mal, sous les traits d’une apparition angélique montée sur échasses et d’un roi Hérode cruel, paranoïaque et dérisoire.

 

 

Les chorégraphies, subtiles et expressives, sont signées Véronique Bonosse, une jeune chorégraphe aux influences éclectiques et aux talents affirmés.

 

 

Si les marchés de Noël vous paraissent has been et la messe de minuit sans surprise, si Petit Papa Noël vous donne des crampes à force de sourire niaisement, si l’hystérie mercantile et la dinde aux marrons vous dépriment et si vous n’avez pas le courage ou les moyens de fuir sur une île du Pacifique, ou si tout cela vous indiffère superbement, courez voir La Naissance et laissez-vous surprendre !

 

 

Un spectacle délicieux, qui réjouira les plus jeunes et les moins jeunes, sans jamais donner aux parents le sentiment d’une sortie de circonstance pour régaler leur progéniture. Qu’on soit juif, chrétien ou musulman, croyant ou athée, nul ne pourra rester insensible, tant l’histoire qui se vit sous nos yeux nous semble familière, universelle et pleinement humaine.

 

 

Toute naissance est un mystère. Et qui que l’on soit, cette Naissance-là, c’est aussi un peu la nôtre…

 

 

Les samedis et dimanches du 24 novembre au 23 décembre

et le lundi 24 décembre à 16h15

Théâtre du Gymnase - 38, bd Bonne Nouvelle, Paris 10e

Enfants : 9€. Adultes : 14 à 28€. Tarifs groupes.

Infos, extraits : www.lanaisance.org

Réservations : 06 63 58 49 11

Par Christophe Claudel - Publié dans : Vibrer
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