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Jeudi 13 mai 2010 4 13 /05 /Mai /2010 10:24

     Ascension 2010

ascension8.jpg  

 

« Il vaut mieux pour vous que je parte »

 
Je vais vous envoyer de la part du Père celui qui va vous aider
.

C’est l’Esprit de vérité qui vient du Père.

Quand il viendra, c’est lui qui sera mon témoin.
Et vous vous serez mes témoins, parce que vous avez été avec moi depuis le début.

                            (…)
Pourtant, je vous dis la vérité :
Il vaut mieux pour vous que je parte.
Si  je ne pars pas, celui qui doit vous aider ne viendra pas à vous,
mais si je pars, je vous l’enverrai.

Et quand il viendra, il montrera au monde qu’il se trompe au sujet du péché, au sujet de ce qui est
juste, au sujet du jugement.

                            (…)
Quand l’Esprit de vérité viendra, il vous conduira dans la vérité toute entière.

 

Jean 15:26-176:13

Traduction : Alliance Biblique Universelle

____________________________________________________________________

 

Méditation

 

 

Comment croire, « adhérer », sans départ, sans séparation ?

 

Tout le sens de l’Ascension est là :

 

Accepter de vivre dans la confiance (adhérence) malgré, « à cause » de cette séparation absolument nécessaire mais qui n’est qu’apparente.

 

Accepter de vivre dans la confiance (attente), car celui qui était visible et palpable, Jésus, « va », alors que celui qui est invisible et insaisissable, l’Esprit de vérité, « vient ». Rien n’est acquis, il faut s’en remettre à lui, constamment. Et comme Jésus a parlé au nom de Dieu, l’Esprit parlera, non pas de sa propre autorité, mais il dira tout ce qu’il aura entendu (Jn 16,13) d’auprès de Dieu, « là » où Jésus demeure et parle.

 

Accepter de vivre dans la confiance (fidélité à la promesse), parce que l’Esprit de vérité bouleversera ce monde.

 

Il renversera les croyances de ce monde à propos du « péché », nos « cibles manquées » ; car l’homme qui adhère au Christ vivant est vraiment et totalement délivré de la « faute ».

 

Le regard que pose ce monde qui ne croit pas au Christ sur la faute est faussé, car tous les péchés peuvent être, dès à présent et tant que nous sommes « vivants », ici et maintenant, dans ce monde, par l’adhérence sincère et entière au Christ, vraiment effacés.

 

Il ne s’agit pas de vouloir quitter ce monde, se désincarner en croyant pouvoir suivre Jésus qui s’en va. Ou de rester dans l’attente passive à contempler le ciel. Il s’agit d’adhérer, de poser un acte de foi qui rend agissant. C'est-à-dire choisir de croire aux paroles de Jésus et les mettre en pratique plutôt qu’adhérer aux croyances du monde d’aujourd’hui, lesquelles sont obscurcies, loin de la vérité et conduisent dans l’erreur sur ce qui est vrai, juste, sur ce que nous sommes réellement et ce que nous vivons et qui comporte une part plus ou moins grande d’erreur, de mensonge, d’obscurité, d’ignorance ou d’inconscience.

 

Il ne s’agit pas non plus de haïr ce monde ou de vouloir s’en extraire en réfutant sa réalité, ce qui reviendrait à faire le jeu du Diviseur. Mais au contraire de choisir librement d’être porteurs de lumière dans ce monde au nom du Christ vivant, d’être des « témoins » parlant et agissant parce que parlés et agis par l’Esprit de vérité. Non parlant et agissant par un acte d’orgueil volontaire, mais en se plaçant vraiment sous la gouverne du souffle, l’Esprit de vérité qui « vient » toujours, n’est jamais figé, ne peut être fixé en lois mortes. Acte d’humilité consciente et active.

 

L’Esprit de vérité renversera les croyances à propos de ce qui est juste, car le Juste est parti vers « le père », Abba : le Créateur, l’Eternel qui l’a envoyé par amour pour l’homme. Et l’on ne pourra plus jamais voir la justice s’incarner dans la personne du Jésus historique, celui que ses disciples appelaient « fils de Dieu » (ben Elohim). On ne pourra plus jamais voir l’homme Jésus incarné agir dans ce monde comme il l’a fait il y a quelques 1970 ans. Vouloir le contraire reviendrait à commettre une grave erreur : se mettre à la place de Dieu, précipiter les temps et refuser les dons de l’Esprit de vérité, ici et maintenant.

 

Même si les visions de Jésus confirment cette image, ceux qui croient au « retour de Jésus » sous les traits d’un jeune rabbin, rabbi Yeshouah, et s’attachent à cette image de lui, cet homme qu’il a vraiment, pleinement et parfaitement été durant sa vie sur terre, ceux qui attendent son retour sous les traits d’un homme juif de 33 ans vêtu d’un châle de prière blanc et chaussés de sandales se trompent magistralement et commettent un péché d’idolâtrie. Parce qu’ils se fabriquent une « idée », une « image » de Jésus à laquelle ils collent. Toutes les représentations que l’on se fabrique sont des idoles, les images comme les discours. Ceux qui parlent d’un Jésus dont ils croient tout savoir et connaître et qu’ils agitent sous le regard de leurs frères ou du monde comme un fétiche sont ignorants de leur erreur. Car ce photomaton trop idéal, ces discours trop verrouillés les empêchent de « voir » intérieurement avec le cœur, de recevoir en esprit et avec humilité l’Esprit de vérité qui vient, l’Esprit invisible pour le regard qui "veut" voir, sinon par ses manifestations.

 

Comme les apôtres étaient dans l’erreur quand ils contemplaient le ciel une fois Jésus parti, il est dangereux de se fabriquer une image, des représentations ou des discours figés, suspendus, sur Jésus. Cela peut nous rassurer quant à son absence physique et l’impossibilité de le voir, de le toucher, de l’entendre. Mais cela fausse le regard et ferme l’oreille.

 

Pour l’entendre « parler » à notre conscience, il faut d’abord accepter de le perdre ! Puis faire silence et se mettre à l’écoute de l’Esprit de vérité, l’accueillir, plutôt que d’ânonner des paroles apprises, comme des formules magiques, ou comme un perroquet bavard.

 

Il est inutile d’attendre dans la passivité, l’impatience ou l’anxiété le « retour du Christ », comme il est vain de le chercher au ciel. Car un autre, encore inconnu, nous est envoyé par lui. Inutile d’appeler à l’aide, au secours ou de vouloir précipiter les temps messianiques par un péché de colère contre le monde et d’impatience envers Dieu. Il suffit d’adhérer à celui qui est absent et l’Esprit nous est envoyé, il vient et « se » manifeste en parlant au nom de celui qui l’envoie.

 

Dans les Actes 1,1, les anges s’adressent aux apôtres en leur disant :

 

« Hommes de Galilée ! Pourquoi vous tenir à regarder le ciel ?

Ce Yeshouah, celui qui vous a été enlevé au ciel,

Il VIENDRA de la manière dont vous l’avez vu s’en allez au ciel. »

 

Il « viendra », et non il RE-viendra. La différence est capitale.

 

Il viendra comme il a été élevé, enlevé, c'est-à-dire dans la Gloire, sous les traits du Ressuscité.

 

Et cet événement sera une nouvelle « ascension », plutôt qu’un simple renvoi d’ascenseur céleste du 2e ciel vers la terre. Ce sera l’ascension, l’élévation spirituelle de toute l’humanité qui aura adhéré à lui et sera elle aussi « ascensionnée ».

 

L’Esprit de vérité renversera les croyances de ce monde à propos du jugement, car le Diviseur, le « prince de ce monde », celui qui ment, juge et accuse l’homme pour le diviser d’avec lui-même et d’avec Dieu, celui-là est déjà jugé.

 

Il renversera les croyances de ce monde à propos du jugement, car il inspirera une autre forme de jugement, le jugement de vérité, le discernement vrai, qui n’est en rien comparable à la manière de « juger » selon les critères du monde, l’intellect ou l’esprit humain.

 

Il renversera les croyances de ce monde à propos du jugement de l’humanité, car le jour du Jugement dernier, c’est le Juste parfait, assisté de ses anges et des élus, qui règnera et jugera parfaitement selon la loi d’Amour et la Vérité, une fois les palmes de la Paix revenue sur terre. Rien à voir avec cette parodie de justice, scandaleuse et mensongère, cette justice de fer que s’est appropriée un Diviseur qui accuse, divise, condamne et culpabilise l’homme pour tenter de faire échec à l’Amour infini et inlassable de Dieu pour son humanité.

 

Tout ce qui relève en nous de ce jugement-là, contraire à la vérité de Dieu, doit disparaître, être déposé pour mourir en Christ. Car si nous choisissons de juger sans l’Esprit de vérité, nous serons jugés comme nous aurons jugé : « Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés. En effet, comme vous jugez les autres, Dieu vous jugera. » (Mt 7,1)

 

Renoncer à prétendre se juger narcissiquement soi-même, à juger l’autre de l’extérieur et de sa propre autorité, ou à faire acte de justice collective selon notre seul libre arbitre, les seules lois du monde ou selon des critères strictement humains que nous nous fabriquons, voilà ce qui nous est demandé. Il n’y a pas de justice vraiment juste et vraiment vraie sans l’Esprit de vérité, le souffle qui vient de Dieu et qui parle en son nom.

 

Comment sortir de ce jugement que nous inspire sans cesse l’esprit de division ? En rétablissant le lien, en restaurant la relation blessée avec l’autre, notre semblable. Le commandement de Jésus qu’il faut substituer à cette tentation permanente de l’esprit critique qui nous pousse à nous juger nous même (culpabilité), à nous juger les uns les autres (orgueil), c’est de la pratique du pardon. Pardonner en vérité les fautes commises à notre égard, « remettre les dettes », apurer les comptes. « Ne jugez pas les autres et Dieu ne vous jugera pas. Pardonnez-leur et Dieu vous pardonnera. » (Luc 6,37). Mais un vrai pardon suppose d’abord un vrai discernement. Et un échange de paroles. Pardonner en silence à un autre qui nous a blessés mais qui n’a pas demandé pardon, cela ne fait que nous absoudre de la mauvaise conscience, de la culpabilité à ne pas pardonner, pour être conforme à l’idée que l’on se fait d’un « bon chrétien ». Il faut aller vers celui qui nous a blessés, ou l’accueillir s’il vient à nous.

 

Quant à ceux qui nous ont blessé et sont absents parce qu’éloignés ou soustraits à cette vie, il est possible de pardonner au nom du Dieu d’Amour, dans l’Esprit de vérité. Et pour ceux qui sont fermés au pardon, enfermés dans leur orgueil ou qui refusent l’Amour ou ne reconnaissent pas le Christ dans leur vie, il est possible de pardonner en ouvrant dans le dialogue un champ de réconciliation par des paroles de vérité.

 

Si Jésus était encore physiquement présent en ce monde, s'il n'e nous avait pas élé enlevé, tout serait facile. Il arbitrerait pour nous et nous n’aurions plus aucune liberté ni responsabilité. C’est pourquoi il nous est nécessaire d'accepter son départ. D'accepter le "manque de Jésus" afin de mieux l’accueillir et le reconnaître dans la relation à l’autre, le prochain.

 

Tout comme l’adhérence à Jésus demeure absolument nécessaire pour recevoir à chaque instant ce don de l’Esprit de vérité qui vient, qui souffle comme le vent (pneuma), qui insuffle, anime, met en mouvement et conduit sur un chemin de vérité.

 

Acceptons ce qui nous est proposé. Renonçons à vouloir faire agir Dieu ou le Christ selon nos exigences. Choisissons de recevoir dans la confiance l’Esprit qui vient, et choissons d'en partager les dons. Soyons ainsi témoins du Christ. Plaçons-nous sous la seule gouverne « pneumatique » du Souffle, de l’Esprit de vérité. Et non sous l’impulsion de notre propre orgueil ou de notre libre arbitre. Nous permettrons ainsi à notre « humanité », la nôtre et celle à laquelle nous appartenons, d’être changée, ascensionnée, insufflée, spiritualisée dans la vérité. D’être vivifiée, transformée, mise en mouvement pour faire retour vers Dieu. Non pas en refusant notre incarnation présente, en quittant notre vie terrestre pour « monter au ciel », mais en quittant une vie limitée et finie pour entrer dans la Vie éternelle.

 

 

Par Christophe Claudel - Publié dans : Méditer
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Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /Jan /2010 20:44



Depuis le séisme qui a ravagé Port-au-Prince, on voit fleurir sur Facebook et ailleurs des interrogations inquiètes empreintes d’une révolte qu’on pourrait croire à première vue légitime :

« Pourquoi Dieu était-il absent à Haïti ? »

Qu’on soit croyant, traversé par le doute ou agnostique, s’en prendre à « Dieu » face aux catastrophes de tous ordres qui s’abattent sur l’humanité depuis que le monde existe n’est pas un phénomène nouveau. La plus éloquente de ces admonestations n’est-elle pas celle qui émana d’intellectuels juifs et de rescapés des camps qui, au lendemain de la Shoah, s’interrogèrent sur l’inexplicable et le coupable silence de Dieu face à l’absurdité de la barbarie nazie, remettant en cause son existence quand ils ne versèrent pas dans l’athéisme le plus radical ?

Loin de vouloir entrer dans la polémique actuelle, disons-le tout net : s’en prendre à Dieu face au tremblement de terre qui a ravagé Haïti relève d’une attitude infantile.

Comme ces électeurs qui s’en prennent à la Providence étatique dès qu’une injustice les frappent, accuser Dieu des maux qui nous frappent, ou lui reprocher son absence ou son silence, ce qui revient au même, équivaut à se fabriquer un Dieu-Providence qui serait chargé de veiller sur nous comme une bonne nurse et de parer tout écueil, nous préservant du fatum.

Pour obtenir les bonnes grâces de ce dieu, il suffirait de lui adresser quelques prières, suppliques ou sacrifices. Et hop ! Le parapluie serait ouvert sur nos têtes et nous serions exempts de tout péril.

Psychologiquement et spirituellement, pareille attitude relève non seulement d’une immaturité mais d’une méconnaissance de Dieu, et d’une attitude magique. Pareille divinité n’est assurément pas le Dieu révélé de la Bible juive et chrétienne. Pareille divinité n’est qu’une idole qu’on se fabrique, un Surmoi ou un Parent imaginaire qu’on déploie au-dessus de nos consciences pour résoudre les problèmes et faire baisser le niveau d’angoisse existentielle.

S’il est légitime de chercher refuge dans celui que les Psaumes nomment « mon bouclier », « mon roc » ou le « défenseur « d’Israël et des Justes, en revanche c’est une attitude toute autre que d’exiger de lui qu’il résolve tous nos problèmes et nous exonère de toute tragédie.

Souvenons-nous de la figure de Job. Un juste, observant, parfait selon les commandements de la Torah pourrait-on croire. Pourtant, sur proposition de Satan, Dieu lui-même autorise qu’il soit soumis aux pires vilénies. Quel est donc ce Dieu sadique qui nous laisse à notre sort injuste, se contentant de nous observer nous débattre face aux attaques du Mal ?

Ce qui pourrait constituer un « mystère » en termes chrétiens est en réalité le fondement de notre nature existentielle.

Et l’angoisse qui nous assaille quand tragédies et catastrophes viennent nous rappeler notre fragilité, notre condition mortelle et notre finitude, traduit une angoisse plus ontologique qui a trait aux fins premières et aux fins dernières, comme au sens de notre incarnation et de notre présence sur terre.

Car, pour le religieux, le simple croyant, l’agnostique ou l’athée rebelle au Divin, l’une des choses les plus difficiles à admettre est justement notre incarnation. Nous déployons des trésors d’ingéniosité pour nous faire croire que nous pourrions nous soustraire à cette pesanteur, à ce corps mortel, à cette vie limitée, à la Mort qui est la seule certitude qui nous attend au terme d’une vie incertaine.

Nos savoirs déployés sur le Réel, nos sciences et nos technologies orgueilleuses qui voudraient circonscrire ce Réel si vaste et incompréhensible, nos croyances mêmes, nos représentations de la réalité, de Dieu, nos religions, sont toutes autant d’antidotes à l’angoisse d’exister.

Or cet orgueil de l’homme moderne est bien vaincu quand la « Nature » vient lui rappeler qu’il n’est qu’une simple créature mortelle et impuissante face aux tumultes de la Création, lorsque celle-ci déchaîne sa puissance de destruction et d’entropie.

Dieu doit-il intervenir ? N’est-il pas le « Miséricordieux » ? Et qu’en est-il de sa mission salvatrice, protectrice, rédemptrice, révélée par les multiples interventions divines, de Moïse à Jésus ou à la figure du Messie ?

Quand le Mal s’abat sur nous, le sentiment d’être abandonnés nous assaille. Nous sommes comme des enfants livrés à l’arbitraire, sans père ni mère pour nous secourir.

Tous les parents savent qu’un enfant ne pourra jamais grandir si l’on ne lui apprend pas un jour à se débrouiller seul, à faire face aux épreuves sans assistance ni protection.

Il en va de l’attitude de Dieu comme de celle de tout parent responsable et soucieux de la croissance de son enfant. Sans « retrait » parental, somme toute relatif puisque la mère n’est jamais loin lorsque son enfant joue seul, il n’y a pas d’éveil de la conscience possible ni d’accès à la responsabilité individuelle. Ni de rapport à l’autre envisageable. Car le fusionnel remplace la relation d’altérité. La mère empêchant toute émergence du sujet.

Fins premières. Dans le mythe de la Création exprimée dans le premier chapitre de la Genèse, Dieu, au terme de son acte de création, se retire. Non seulement pour contempler son œuvre et se reposer, instituant le Shabbat qui est une contemplation amoureuse et réciproque de Dieu et de sa créature la plus accomplie, l’Humain. Mais aussi parce qu’il décide de laisser l’Humain à sa responsabilité d’être existant. Il lui commande de dominer la Création, de soumettre la terre et ses habitants mais il le livre aussi à ses caprices.

Car Dieu ne provoque pas lui-même les tremblements de terre, les tsunamis, les inondations. Que se soit par méchanceté, caprice divin ou pour punir l’homme de quelque péché, comme on peut l’entendre de la bouche de certains pasteurs évangéliques imbéciles.

Le Mal existe. Il est dans le cœur de l’homme comme l’est aussi la Présence divine. Et ils s’y livrent un combat pour exercer leur suprématie. De même le Mal est présent dans la Création. Qu’on croit ou non à l’incarnation de ce mal sous la figure d’un « Shatan », d’un Diviseur, chargé de semer le doute entre Dieu et sa créature, d’accuser celle-ci et de l’accabler de tous les maux, il y a à l’évidence, comme l’ont rappelé les philosophes, une permanence du Mal à l’œuvre dans nos vies et notre histoire commune.

Les Bouddhistes ne disent pas autre chose, dont la première des 4 nobles vérités affirme : « La vie est souffrance. »

Ne pas accepter cette caractéristique intrinsèque de la vie qu’il y a des souffrances, des épreuves et des tragédies, c’est refuser tout bonnement l’existence.

Revenons aux catastrophes. Si l’on se place d’un point de vue biblique, ou plus généralement religieux, le moins que l’on puisse dire c’est que concernant les multiples cataclysmes qui s’abattent sur nous à l’heure actuelle avec une intensité un rythme croissants, on ne pourra pas reprocher à Dieu de ne pas nous avoir prévenus !

Car du Judaïsme ancien au Christianisme et à l’Islam en passant par le Bouddhisme tibétain ou le chamanisme, il n’est pas une seule grande tradition spirituelle de l’humanité qui n’ait évoqué en termes d’annonces et de prophéties diverses les temps que nous vivons aujourd’hui.

Sans parler des récentes affabulations à propos du calendrier maya et de 2012, il suffit de relire Daniel, Hénoch ou le Livre de la Révélation (Apocalypse de Jean) pour s'en convaincre. Quand au Coran, il est "le" livre de l'Avertissement par excellence. Qui regorge de références aux "petits" et "grands" signes de la Fin des temps.

Loin de céder à la tentation millénariste, il serait toutefois aveugle quand on se dit croyant et qu’on se réfère à ces traditions de ne pas identifier dans les tourmentes du siècle présent les signes annoncés. Et de se limiter à une seule lecture écologique et climatique des désordres dont nous serions nous-mêmes les victimes autant que les coupables auteurs.

Fins dernières. Les catastrophes nous renvoient à l’eschatologie. Car si la vie terrestre est limitée, la réalité présente que nous vivons collectivement l’est aussi, appelée à être transformée de fond en combles. Et c’est justement cette transformation que nous vivons aujourd’hui, nous projetant dans un vertigineux Changement et face à l’Inconnu le plus angoissant.

Quels que soient le sens et la forme que nous voulons donner à ce Changement en tentant de le rationaliser, avec ou sans référence explicite à l’eschatologie biblique, nous ne pouvons y échapper.

En appeler à Dieu, se tourner vers Lui, faire acte de Teshouva, de retournement, de conversion, est une attitude juste. Nous retourner vers notre intériorité et nous ouvrir à l’altérité, dans une démarche non seulement « solidaire » mais aussi unificatrice, est un acte sain. Abandonner nos attachements au matériel, nos réflexes de possession territoriale, identitaires, nos avoirs, nos savoirs et nos certitudes pour accéder à une connaissance plus vaste et à une identité plus élevée, est le challenge qui nous est proposé.

Dieu nous assiste et nous accompagne dans ce grand Passage. Les aides sont là et bien là. Et les énergies spirituelles qui nous traversent n’ont jamais été aussi puissantes que dans les temps que nous vivons. Elles s’accroissent, s’accélèrent se raffinent de plus en plus, transformant le Réel qui nous entoure et dont nous faisons partie à notre insu, et provoquant un désagréable inconfort qui nous pousse à nous adapter, à nous réajuster en permanence, consciemment ou inconsciemment.

Une femme juive pratiquante me faisait un jour à propos de sa famille décimée à Auschwitz cette confidence stupéfiante : "C'est horrible, inimaginable, indescriptible ! Et je comprends que certains survivants se soient sentis abandonnés par Dieu au point de devenir athées. Mais assurément, s'il y a une personne qui était présente à Auschwitz aux côtés de son peuple qu'on exterminait et souffrait avec eux, c'est bien le Christ !"

Refuser le changement, se révolter, en vouloir à la Vie ou à Dieu, croire à l'Injustice ou qu'on est abandonné à son sort, réagir avec violence, c’est à coup sûr régresser et se condamner à une mort certaine. Car la Réalité telle que nous la connaissions et la vivions jusqu’à présent est bien en train de basculer et de disparaître sous nos yeux, le sol se dérobe. Nous tentons de nous raccrocher à du « connu » mais c’est peine perdue !

Alors que faire face aux catastrophes ? Au plan existentiel, organiser la solidarité humaine. Non seulement avec pragmatisme, organisation et raison, mais aussi avec une ouverture de plus en plus grande à l’autre. Le plus essentiel n’étant pas la réalité extérieure - sauver des vies - mais la réalité intérieure : ouvrir nos cœurs les uns aux autres et « faire corps », faire Un, tous ensemble. Car tel est notre destin commun, nous n’en avons pas de rechange, sinon retourner au Chaos.

Ceci nous force à abandonner nos conforts, nos attachements, nos possessions et même nos réflexes identitaires. Les catastrophes sont des épreuves, des tests grandeur nature, des vecteurs de changement. Sans elles, nous resterions au stade de conscience où nous étions, nous n’aurions aucune raison de nous risquer dans le Grand Saut. Là, nous n’avons pas d’autre choix : résister, refuser et mourir, ou évoluer tous ensemble.

Les Nazis étaient horrifiés quand, menant certains Juifs hassidim aux chambres à gaz, ceux-ci s’avançaient en procession en chantant des cantiques à la gloire de Dieu. Ils auraient déclaré : « Jamais nous ne pourrons les vaincre ! ».

Ce n’est pas un choix facile, mais nous ne pouvons refuser les catastrophes, nous nous pouvons que les traverser. Que nous mourions physiquement ou non n’est pas le plus important. L’important est notre Esprit et le salut de nos âmes.

Maudire les catastrophes, maudire Dieu pour son absence, c’est nous condamner nous-mêmes. C’est une épreuve de sainteté que d’appendre à « bénir » en toutes circonstances. C’est la sainteté telle que l’enseignent les rabbis : quoiqu’il arrive dans une journée ou dans une vie, bénir Dieu en toutes circonstances.

Ce n’est pas facile mais au moins pouvons-nous simplement accepter ce qui nous arrive. Agir sans réagir. Et si l’on ne peut agir, s’en remettre à Celui qui nous dépasse et ne cesse d’être penché sur nous avec Amour et bienveillance, même et surtout dans les épreuves en apparence les plus sombres et les plus incompréhensibles. C‘est la première étape vers la maturité psychologique et spirituelle, le renoncement aux idoles, aux fausses croyances et fausses images de dieu, qui ne sont que des amulettes intellectuelles, à l’irresponsabilité infantile. C’est la première étape vers la croissance spirituelle et l’accession à notre future condition d’Humain entièrement spiritualisé.

Êtes-vous prêts ?
Par Christophe Claudel - Publié dans : Comprendre
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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /Déc /2009 14:03
Hermaphrodite (Louvre)



DIEU MERCI, il existe des "monstres" !!!



Le cas de "Sylvaine, née Sylvain", relaté par Le Monde d'hier, interpelle et désarçonne les scientifiques.
(cf. http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/12/01/hermaphrodisme-sylvaine-nee-sylvain_1274482_3224.html)

Si Dieu a créé ces êtres hybrides, androgynes ou plutôt hermaphrodites chromosomiques ou sexuels, c'est sans doute aussi pour nous faire réfléchir.

Les identités sexuelles ne sont pas aussi séparées qu'on le croit trop souvent.

La preuve : il existe des humains qui sont biologiquement (ou chromosomiquement) hommes « ET » femmes !

Ou pour être précis, mâles ET femelles.

Il existe donc des « ponts naturels » entre les 2 sexes, mâle et femelle. Sexes que l’on oppose souvent et que l’on voudrait comme pour se rassurer radicalement distincts et bien définis.
Du moins du point de vue biologique ou génétique.

Car la question du "genre", masculin ou féminin, c'est autre chose. C'est une « notion », pas une réalité. Et c’est culturel.

Et les genres ont beaucoup évolué dans nos sociétés occidentales depuis 40 ans. Avec la révolution sexuelle de 1968, la montée des féminismes, la remise en cause des rôles masculins et féminins, de la domination masculine dans nos sociétés, les progrès des droits des femmes ou la normalisation par le droit de formes de conjugalité et de parentalité alternatives à la cellule familiale hétérosexuelle, héritée en Occident du modèle familial de la société bourgeoise du 19e siècle, et non une norme absolue, universelle et intangible comme l’affirment les imbéciles…

Bouleversements aux conséquences parfois dramatiques sur des hommes déboussolés ou dénaturés : « nouveaux pères », des hommes « dénaturés » comme le souligne Éric Zemmour, qui « portent » leur enfant faute de pouvoir vivre physiquement les joies de gestation, de l’accouchement et de l’allaitement au sein, hommes en quête de masculinité, multiplication des « groupes de paroles d’hommes » en Amérique du Nord, hommes androgynes, femmes qui se retrouvent vieilles filles à cause des dégâts d’une sexualité féminine trop « phallique » qui effraie les hommes… 


L’androgynie brouille les repères.

Mais l’androgynie, symbolique ou culturelle, liée à la notion de genre, comme l’hermaphrodisme sexuel ou chromosomique, lié à la notion se sexe, nous rappellent aussi notre nature ontologique, qui est bisexuelle.

Selon le mythe judéochrétien de la création de l’homme inscrit dans la Genèse, Dieu crée l’humain « à son image ».

"Dieu créa l'homme à son image,
A l'image de Dieu il le créa,
Homme et femme il les créa.
"
(Genèse 1:27)

A son image, c'est-à-dire pluriel ! (Il « les » créa).

Et d’une nature double et relationnelle : l’humain est à la fois « homme et femme ».

Et cette double identité, ontologique avant d’être existentielle, projette l’humain dans une dynamique relationnelle.

L’humain n’est pas un Dasein, un « Être là » comme le prétend philosophe existentialiste Heidegger.

C’est un être personnel, un être vivant, en mouvement, en changement et en relation.

Avant d’être incarnés, dans un corps a priori corps mâle ou femelle, avant ensuite de revêtir une identité culturelle et sociale d’homme ou de femme, nous sommes tous des êtres tissés du féminin et du masculin.

Dans le Banquet de Platon, Aristophane développe le mythe de la création de l’homme en 3 catégorie s : homme, femme et androgyne. Chacun recherchant dans cette existence son complémentaire. Mythe pas si éloigné de la conception judéo-chrétienne de l’homme à la fois masculin et féminin, avant d’être mâle ou femelle.

Eh oui ! Il est difficile pour nos esprits cartésiens d’accepter que Dieu crée selon une « logique » qui nous est étrangère. Et ne « pense » pas de façon binaire, comme nos ordinateurs : 0/1, oui/non, bien/mal, mâle/femelle, homme/femme…

La Kabbale, mais aussi les évangiles, ne cessent de nous mettre en garde contre cet aveuglement de l’intellect, source de tant d’illusions et de conflits.


Et contre le jugement de valeur qui suit en général immédiatement un jugement de réalité qu’on croit objectif mais qui est en réalité faussé par cette tendance implacable à tout diviser en 2, à créer des catégories et à raisonner de façon dialectique sinon manichéenne ou sectaire.

C’est ainsi que nos pères latins nous ont livré la notion de "sexe"…

Bien avant l’invention du concept de « sexualité » au 19e siècle, le mot "sexe" vient en effet du latin "secare", verbe qui signifie "couper".

Le sexe "coupe" l'humanité en 2.

Un drame psychologique, culturel et identitaire pour des générations d’hommes, de femmes et surtout d’enfants habitués à penser l’humain en termes séparés et opposés !

Sans parler de la coupable « suspicion de la chair », du dégoût phobique des corps et de la hantise du sexe, que fera longtemps peser l’église catholique romaine sur les croyants, avec le retentissement que l’on sait sur les idées et la culture de l’Occident chrétien. Église qui s’accroche encore aujourd’hui désespérément à ces dogmes d’une autre ère…

Le « sexe » sépare, donc…

Or, le même mot en hébreu nous enseigne tout autre chose.
Le mot sexe dans la langue des Juifs (et de Jésus…) vient en effet d'un verbe qui signifie "coller".

Le sexe c'est ce qui fait coller l'humanité ensemble !

A l’image de l’Amour, qui est la force qui unit et meut tout l’Univers, selon les métaphysiciens déistes et certains physiciens mystiques comme Einstein…

Intéressant, non ?

Pas étonnant dès lors que cette « colle » commette parfois quelques « bavures ».

En la personne de ces êtres étranges, qu’on vénérait autrefois dans la Grèce antique, mais qu’on s’est habitué dans l’Occident chrétien à pourchasser, à persécuter, à tuer… ou à exhiber comme des animaux de foire. Tout comme les « invertis », les « homosexuels » et tous ces êtres déclarés « contre nature ».

Anathème qui au passage dénote une méconnaissance crasse de ce qu’est la « nature » : un mythe et une conception philosophique ou théologique plus qu’une réalité. Les découvertes récentes de l’éthologie nous enseignent en effet que la bisexualité est un phénomène non seulement extrêmement répandu mais « normal » dans tout le règne animal !...

Chassez les monstres !

Pourquoi ? Parce qu’ils terrifient tant nos inconscients si inquiets d’être « un autre ».

Or il n’y a pas de relation, il n’y a pas d’amour, il n’y pas de vie tout simplement ni d'évolution possibles, sans altérité.

Pas une altérité superficielle, ou simplement existentielle, ce qui serait un autre leurre. Mais une altérité ontologique.

Comme Dieu est le Tout Autre, « Je est un autre ».


Il y a en moi, en toi, et entre nous, un « autre » qui vit et me, te, nous fait vivre et être au-delà de l’existence.

Il y a un autre après ce corps, il y a un autre par-delà la mort, il y a un autre au plus profond de moi quand je cesse de vouloir, de croire, de penser ou d’agir.

Le sexe n’est que pure illusion !

Nous ne sommes nullement séparés. Bien au contraire, nous sommes tous intimement reliés. Reliés non seulement socialement, économiquement voire consciemment grâce aux nouvelles technologies, mais aussi spirituellement.

L’humanité est un corps, dont nous sommes les cellules. Et la lumière qui fait vibrer ce corps ne connaît aucune frontière de race, de sexe, d’identité contingente et passagère, de croyance ou de religion. Elle illumine et met en mouvement. Elle fait coller ensemble les cellules.

A trop traquer les aberrations biologiques on en oublie parfois des vérités plus essentielles...

Même si celles-ci nous y ramènent étrangement.

Dieu est plein d’humour : il aime nous surprendre quand nous nous emprisonnons nous-mêmes dans nos ridicules et étroites certitudes.

Seuls les mystiques et les fous savent encore « rire avec Dieu ». Et se moquer des savants dont le Savoir est une idole qui voile la Réalité.
Par Christophe Claudel - Publié dans : Comprendre
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /Nov /2009 00:02



Sans être conspirationniste, il y a quand même dans cette affaire de « pandémie » mondiale des choses stupéfiantes et qui font réfléchir. Et puis il y a des conclusions qui poussent à agir…

Inutile de revenir sur la saga de cette pandémie savamment mise en scène sur le grand théâtre mondial depuis le printemps dernier.

Juste quelques faits.

Savez-vous que l’ex CPO (PDG) de Gilead Sciences, le laboratoire détenteur du brevet du Tamiflu, aujourd’hui présenté comme le seul antiviral efficace contre le virus H1N1, n’est autre qu’un certain… Mr Donald Rumsfeld ? Lequel détiendrait par ailleurs entre 5 et 25 millions de dollars d’actions de Gilead*.

Autres membres du conseil d’administration de Gilead Sciences : George Shultz, ancien Secrétaire d’État de Ronald Reagan, et Étienne F. Davignon, Président honoraire du groupe de Bilderberg, club ultra fermé réunissant l’élite de la politique et de la finance mondiale.

Rappelons que D. Rumsfeld fut le Secrétaire à la Défense de l’administration Bush I et II, entre 2000 et 2006.

Néoconservateur ultra et faucon patenté, il fut l’un des théoriciens du concept de « guerre préventive » élaboré dans les années 1990. Et magistralement mis en application après les très opportuns « attentats » du 11 septembre 2001.

Après une intox nationale et mondiale sur fond de terrorisme de masse et d’anthrax, de confiscation au peuple américain de ses libertés constitutionnelles élémentaires, de quasi loi martiale grâce au Patriot Act et à la chasse aux sorcières qui s’en est suivie, de culpabilisation des nations alliées des USA ayant refusé de s’engager dans la croisade contre Al Qaeda, France en tête, Rumsfeld fut donc avec G.W. Bush, Paul Wolfowitz, Condoleezza Rice et quelques autres membres de cette sinistre administration, l’instigateur des « croisades » de l’Axe du Bien contre l’Axe du Mal menées en Afghanistan et en Irak.

Guerres engagées on le sait depuis exclusivement pour des raisons géostratégiques et financières : sécuriser l’oléoduc afghan, renverser les Talibans devenus incontrôlables et instaurer un régime fantoche, pseudo-démocratique et pro-américain en Afghanistan, renverser Sadam Hussein pour les mêmes raisons en Irak… Et fabriquer des centaines de milliards de bénéfices grâce pétrole et aux ventes d’armement record engendrées par ces conflits.

Autre fait intéressant : GSK (Glaxo Smith Kline), laboratoire britannique qui commercialise sous licence le très controversé vaccin contre le virus H1N1, fut dans l’histoire de l’industrie pharmaceutique le laboratoire qui réalisa les plus forts bénéfices grâce la commercialisation des premiers antirétroviraux contre le VIH (AZT, Rétrovir, Combirir) et de bon nombre d’autres antirétroviraux développés depuis : Agénérase, Telzir, Trizivir, Ziagen

Il est vrai que le sida, avec d’autres infections virales, représente une manne sans commune mesure pour les laboratoires : un traitement anti-VIH coûte en moyenne 15 à 20000€ par an…

Encore plus intéressant est-il d’apprendre que Gilead a vendu des centaines de millions de boîtes de Tamiflu au gouvernement fédéral américain en prévision de la pandémie annoncée. Et ce dès les premiers mois de la campagne de psychose médiatique du printemps/été 2009 lancée depuis les États-Unis à l’échelle planétaire.

Idem pour la vente de centaines de millions de vaccins élaborés comme on le sait aujourd’hui dans l’amateurisme le plus complet, eu égard aux effets secondaires dévastateurs, notamment neurologiques, de ce vaccin vite bidouillé et à peine testé.

Autres dindons de la farce mondiale, les gouvernements nationaux affolés par l’annonce de cette pandémie et qui ont acheté des centaines de millions de Tamiflu et de vaccins aux laboratoires licenciés.

Dont la France, qui se retrouve aujourd’hui avec ses quasi 90 millions de vaccins invendus, malgré l’offensive médiatique quotidienne destinée à culpabiliser les Français et à écouler les stocks. Gabegie à laquelle vient s’ajouter la fronde du corps médical : 90% du personnel hospitalier refusant de suivre les consignes gouvernementales de vaccination systématique.

Autre phénomène troublant : vous souvenez-vous de la « grippe aviaire » il y a à peine 5 ans ?

Même scénario : psychose médiatique savamment orchestrée, apocalypse virale annoncée, centaines de millions de Tamiflu et de vaccins vendus en hâte au gouvernement fédéral et aux nations du monde.

Au final : à peine 500 morts. C'est-à-dire rien à l’échelle épidémiologique. La grippe saisonnière tue 1000 fois plus de personnes chaque année. La malaria et le paludisme encore davantage. Mais qui s’en soucie ? Des vaccins existent mais cela ne rapporterait pas grand chose en termes de stratégie financière à long terme…

Idem pour le sida : Il est bien plus juteux de vendre des centaines de millions de molécules clonées les unes sur les autres, à 150 $ la boîte, et maintenir les malades indéfiniment en sursis que de vacciner la population mondiale et éradiquer la maladie.

Grippe aviaire ?... Aussi vite disparue des écrans qu’elle était apparue, une fois les bénéfices engrangés. Mêmes causes, mêmes effets.

A qui profite le crime ? Suivez le Dow Jones pour trouver la bonne réponse.

Mais au fait, quid de ce dangereux virus H1N1 soit disant né spontanément dans les porcheries mexicaines ?

Passionnant lorsqu’on apprend que ce virus, d’abord baptisé de la « grippe porcine » puis du très mystérieux et très scientifique sigle « H1N1 », n’est autre que celui de la grippe espagnole de 1918. Vraisemblablement légèrement atténué… Une réapparition aussi « naturelle » que spontanée au bout de 90 ans de longévité : du jamais vu dans les annales de l’épidémiologie !

Soyons clair : H1N1 est un virus sorti des labos à des fins strictement mercantiles !

Un crime organisé à l’échelle planétaire.

Il faut le dire et le dénoncer, en dépit de la puissance de désinformation des lobbies pharmaceutiques et médiatiques : la grippe H1N1 n’est qu’un hoax, une arnaque : terme bien faible comparé à l’ampleur du scandale. Une manipulation imaginée avec le cynisme le plus abject : 7 milliards d’êtres humains pris en otages par quelques actionnaires avides de profits faramineux. Un casino géant où les jackpots se chiffrent en dizaines de milliards de dollars.

Alors, que faire ?

Internet bruisse des rumeurs les plus folles : stratégie des Illuminatis pour propager des maladies infectieuses afin de réduire la population mondiale, forums de discussion sur le hoax "Swine flu"

Prévenir ses proches, ses amis, ses collègues ? Oui.

Prendre à témoin les autorités de notre pays : les 90 millions de vaccins achetés par le Ministère de la Santé cet été l’ont été avec nos impôts. Devrions-nous payer deux fois pour un tel scandale ?

Rassembler des preuves ? Intenter des actions collectives en justice ? Mais n’est-ce pas David contre Goliath ?...

Ceux qui depuis 8 ans ont tenté de dénoncer publiquement la thèse officielle des attentats du 11 septembre, malgré les preuves éclatantes de négligence coupable sinon de mensonges éhontés de l’administration Bush réunies par des centaines d’enquêtes menées dans le monde par des spécialistes et enquêteurs indépendants, se sont cassé les dents et ont été ridiculisés par les médias. Réduits au silence quand les défenseurs de la réouverture du dossier n’ont pas été menacés de mort par téléphone ou arrêtés pour de faux motifs par le FBI, rouleau compresseur à broyer des vérités qui dérangent. Le documentaire de Michael Moore Fahrenheit 911 n’aurait jamais été distribué aux États-Unis - Disney ayant cédé aux pressions gouvernementales - s’il n’avait reçu la Palme d’Or à Cannes en 2003.

Quel réalisateur aura le courage de s’attaquer à cet autre scandale ? Après Pearl Harbor, l’assassinat de J.F. Kennedy, celui de Marylin Monroe et celui, manqué, contre Fidel Castro, les attentats du 11 septembre, les délits d’initiés et les centaines de milliards de dollars générés par les guerres opportunistes déclenchées par le neocons américains, quels autres crimes d’une certaine Amérique resteront encore longtemps impunis ?

Un jour viendra où la vérité éclatera nécessairement et où l’humanité jugera les coupables.

En attendant, la grippe H1N1 est une belle diversion pour oublier les méfaits du crash d’octobre 2008 et les ceux de la crise économique qui continue de frapper l’économie planétaire.

Mais que cela ne vous empêche pas de dormir : tout va très bien dans le Meilleur des mondes, mondialement « ordonné »…
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* Source : CNN Money
Par Christophe Claudel - Publié dans : Agir
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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 21:34

Ce film aussi attendu autant que mal promu m'a fait chialer comme un môme de la première à la dernière image, submergé par l’émotion qui le traverse.

 

Je confirme : Ce n'est pas un "bon film"...

 

C'est un CHEF D'ŒUVRE !

 

Merci aux critiques avisés et très parisianistes !

Verdict du lynchage : mauvaise pub, promo insuffisante, distribution étique et buzz urgentissime. 

 

En 2003 Cannes attribuait l’Or au très polémique et très politique "Fahrenheit 911" : un navet cinématographique mais un documentaire puissant, taxé d'antiaméricanisme par le neocons va-t-en guerre et opportunément lâché par les distributeurs yankee. Une œuvre au service d’une valeur : la Vérité.

 

D’Une Seule Voix aurait largement plus mérité pareil hommage...

 

Résolument apolitique mais dramatiquement actuel, sans aucune démagogie ni prétention à incarner la paix, à défendre des propos "pacifistes" ou "Peace & Love" ; un film bouleversant de vérité et d'humanité !

 

Son propos : substituer l’art à la politique, la musique, l'émotion, l'amitié et l'espoir au vacarme des bombes…

 

Bons sentiments, idéalisme, un côté utopie larmoyante et « Woodstock du pauvre » relooké à la sauce moyen-orientale (l’organisateur de la tournée, ancien rockeur qui vécu à Woodstock, était l’un des protagonistes du Festival…) : les bons critiques parisiens auront eu vite fait d’assassiner cet élan d'espoir sans précédent.

 

Loin des canons hollywoodiens, du tintouin des politiciens et des discours politiquement incorrects de tout pathos gratuit ou de tout calcul commercial, D’Une Seule Voix est un cri.

 

Un cri du cœur, un hymne indispensable autant qu'impensable à la tolérance, à l’amitié et à une paix réelle, incroyable mais possible.

 

Un pont jeté par-dessus les querelles, les pesanteurs des stratégies politiciennes, les rhétoriques nationalistes, la loi du Talion et l'arithmétique du canon.

 

Une expérience unique et transformatrice pour ces artistes des deux bords, autant qu’un témoignage flamboyant pour le public.

 

Et une illustration éloquente que l’art en général et la musique en particulier peuvent réunir des hommes, des femmes et des enfants séparés par la guerre, abolir clivages et préjugés, et délivrer un formidable message d’espoir face à la haine revancharde, aux mots de la politique et aux maux terribles d’une tragédie absurde.

 

L’un des plus beaux films qu’il m’ait été donné de voir !

 

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D'UNE SEULE VOIX

Un film de Xavier de Lausanne, 2009

 

Site officiel

 

Bande annonce (Allô ciné)

 

Page Facebook

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Par Christophe Claudel - Publié dans : Vibrer
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